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  • Guillaume Touroul

Bon Guillaume, et la suite ?

On voit depuis quelques jours des ateliers qui se montent et qui proposent des « kits à coudre ». C’est le cas à Meaux par exemple, que je regarde d’un peu plus près : nous avons un « client » commun (le Ghef), et j’y ai une connaissance. Je leur ai d’ailleurs proposé mon aide... Je suis assez content de voir des ateliers se monter… la satisfaction de voir que notre modèle se généralise, nous avons été hyper réactifs et assez précurseurs !

Mais ces ateliers sont souvent soutenus par des collectivités locales (lycées pro qui ont de l’outillage, mairies qui mettent à disposition des salles ou des gymnases…). Ce sont donc des structures plus grosses que la notre, et je n’ai ni la vocation, ni l’envie, ni le temps d’en arriver à ce niveau là.

J’ai aussi essayé de reprendre le travail, de relancer mon atelier. Tous mes chantiers sont à l’arrêt, mais je me retrouve avec 16 personnes au chômage technique. Et le chômage technique, ce n’est pas du tout, mais pas du tout intéressant. Ni pour le personnel, ni pour le pays. Alors il faut bien trouver quelque chose à faire.

Depuis que nous avons commencé avec vous notre aventure Confectionné Avec Amour, j’ai eu plusieurs fois des demandes auxquelles je ne pouvais pas répondre.

  • Des entreprises qui veulent reprendre le travail et qui doivent fournir des masques à leur personnel.

  • Des particuliers qui recherchent des masques

  • Des commerçants, au contact avec le public

Le regroupement s’est fait autour du Covid Center. Puis s’est élargi aux structures de soins de manière plus larges : Ehpad, auxiliaires de vie, hopitaux… C’est toujours ce qui a gouverné nos choix d’attributions. Pour les commercants, j’ai renvoyé vers nos amis de Masques Solidaires 77400, qui eux, se sont regroupés en faveur de ceux qui permettent à la vie civile de continuer. Pour les autres, pas vraiment de solutions…

Et forcément, comme vous l’imaginez bien, le lien s’est fait. Avoir un atelier de confection inactif, et des demandes insatisfaites… je me suis penché sur le sujet. Et c’est complexe. Plate-formes inter-entreprises, approvisionnement « volatils », homologation simplifiée, mais hors délai… Je vais essayer de surmonter tous les obstacles pour participer de manière professionnelle à l’effort demandé pour produire des masques. En activité commerciale : pas pour faire fortune, mais si je peux permettre à mon personnel de reprendre le travail et payer une partie des charges fixes… Mais je tenais à le dire, et à l’écrire : à aucun moment, mon implication dans « Confectionne Avec Amour » n’a été guidé par la moindre motivation mercantile.

Alors que devient « Confectionné Avec Amour »? Dans la mesure du possible, nous allons continuer ! Je vais garder mes deux casquettes, en essayant de ne pas perdre la tête. Sur la plate-forme inter-entreprise, il y a un tableau de demandes de sur-blouses. Le nombre de sur-blouses en demande est de 847.000 (et j’ai bien l’impression que pour l’instant, il n’y a pas beaucoup d’inscrits…). Alors je vais continuer à couper quand ma table est disponible, nous allons continuer à vous préparer des petits paquets et à vous les livrer. Nous allons continuer à vous proposer, à chacun et chacune, de vous impliquer, à votre cadence et selon vos disponibilités, pour soutenir les soignants. Faites un peu, faites beaucoup, faites une fois sur deux… peu importe. Utilisez votre machine, confectionnez avec amour, que nous puissions le transmettre à ceux qui prennent des risques pour prendre soin de nous.

Nous n’avons pas fini…

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© 2020 par Confectionné avec amour. Créé avec Wix.com

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